• Sylvie Mesrine

Hyperandrogénies: nouvelles recos de la SFE

Du fait du sur-risque de méningiome après exposition prolongée à de fortes doses d’acétate de cyprotérone, la SFE a actualisé ses recommandations sur les traitements anti-androgènes publiés en 2010 (1), hors hyperandrogénies d’origine tumorale ou enzymatique.



En cas d’hirsutisme modéré et/ou d’acné de la femme non-ménopausée:

- La contraception oestro-progestative (COP) est le traitement de première intention.

- En l’absence d’efficacité jugée suffisante, la contraception oestro-progestative associée à la spironolactone est le traitement de deuxième intention (hors AMM à ce jour).

- La spironolactone seule (hors AMM), sous couvert d’une contraception efficace, est le traitement de troisième intention en cas d’effets secondaires, de contre-indication et/ou d’absence d’efficacité de la COP


En cas d’hirsutisme sévère invalidant de la femme non ménopausée :

- L’acétate de cyprotérone (ACP), associé à un estrogène, est le traitement de première intention.

- La spironolactone (hors AMM à ce jour), sous couvert d’une contraception efficace, est le traitement de deuxième intention en cas d’effets secondaires, de contre-indication, de refus de la patiente ou d’absence d’efficacité de l’ACP .

• Il est conseillé d’utiliser des mesures cosmétiques complémentaires : les traitements permettant une épilation prolongée peuvent être proposés en association aux traitements anti-androgènes: électrolyse ou photoépilation.

• Pour tous les traitements pharmacologiques de l’hirsutisme, un essai d'au moins 6 mois avant de réaliser un changement de dose, un changement de médicament, ou un ajout de médicament sauf, bien sûr, en cas de survenue d’effets indésirables.